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La Capoeira

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Caroline Berteau
Le 30 décembre 2018
Le GCC en Espagne.

Le GCC en Espagne.

Mestre Marcelo Brandão à demandé à tous les participant de donner leur avis après le voyage qui nous a fait partir à 11 capoeiristes direction l'Andalousie pour l'événement de Mestre Balu du Grupo Rabo de Arraia. Ont été formés sur place une femme Contramestre Malibu (qui avait déjà participé à notre premier événement à Vitré en 2016) et Contramestre Jera. ALBUM PHOTO ICI ! Voici le bilan par les élèves dans l'ordre d'envoi :

ARTHUR (4ème corde Laval) :

Je pense que si on doit retenir quelque chose de cette événement, c’est l’injustice dont Mestre Balu a parlé. Il a parlé de ContraMestre Malibu qui, plus jeune, se posait en victime en disant qu'elle était une fille, que c’était pas facile et qu'il ne pouvais pas comprendre. Mais il a répondu ironiquement "Je sais, je suis noir..." . Je pense qu’il a voulu dire par ce message qu’il faut arrêter de se victimiser et il faut se battre pour réussir car ContraMestre Malibu aurait pu arrêter pour plusieurs raisons mais elle a continué et aujourd’hui elle s’est formé Contramestre.

ELODIE (5ème corde Laval) :

Pour ma part, ce qui m'a marqué c'est la chanson "Tudo tem seu tempo" de Professor Sinistro. Il est bien de se rappeler qu'il faut prendre le temps d'apprendre et d'avancer à son rythme. Et c'est justement une peur qu'une nouvelle capoeiriste a exprimé mardi. Peur de ne pas savoir, de devoir jouer dans la roda sans maîtriser. C'est pourquoi il faut se laisser le temps, et en même temps il faut rentrer dans la roda et tenter de s'exprimer. Sur ce point les eleves de RDA étaient bien. Même les débutants rentraient sans trop d'hésitation. Je pense qu'on a du travail sur ce point. Je pense qu'il y a deux aspect. Prendre le temps et ne pas être trop pressé mais aussi prendre plus de temps pour s'entraîner, se donner les moyens d'avoir du temps d'entrainement. Et ça passe beaucoup par les entraînements personnels que nous négligeons trop pour la plus part. Moi la première.

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DAVID (5ème corde Laval) :

La chose qui m'a le plus marqué lors de cet événement hormis une multitude de choses :

- La sagesse de Mestre Balu

- La perfection polyphonique de Professor Sinistro qui n'hésite pas à changer de Caxixi parce que le son ne lui convient pas.

Pour moi le moment le plus marquant émotionnellement parlant c'est cette communion avec Professor Baiano qui non pas par la langue mais l émotion qu il a transmise par le chant . Il a réussi a faire monter les larmes de toute l assemblée..et j ai même vu un Mestre les yeux humide..mais je ne nommerai personne...?

J ai été surpris et saisi par toute cette avalanche de sentiments... La Capoeira à tellement de facette à explorer...

MONITORA CAROLINE

Le travail de Mestre Balu me rappelle celui de Mestre Marcelo dans le sens où il a créé le Grupo Rabo de Arraia pour et par les Européens. En dehors du Contramestre Jera et du prof Mameluco qui ont dû insister pendant longtemps avant de réussir à s'affilier à RDA, sinon les membres du corps enseignant est composé d'européens.

J'ai été très honorée l’opportunité que m'a donné Mestre Balu de pourvoir donner un cours de Maculêlê sur la grand Place de Benalmadena avant la cérémonie. Ce fut un super moment très festif. J'ai utilisé notre méthode d'apprentissage du Maculêlê qui m' été transmise par Mestre Zulu et Mestre Marcelo, pourquoi changer une équipe qui gagne ? Beaucoup de bons retour des élèves et enseignants qui ma conforté sur notre pédagogie Arte-Luta.

Autre chose : quand j'ai vu le RDA, je me suis dit que nous étions des enfants gâtés et un peu capricieux dans la Capoeira. Je m'explique :

Tous ceux que nous avons vu lors de cet événement ont rarement leur Mestre physiquement à leurs côtés. En effet, les équipes étant distantes, le Mestre les visite à tour de rôle lors de courtes périodes. Si on prends l'exemple de l'équipe Ukrainienne, ils sont pionniers de la capoeira dans leur pays et leur Mestre se déplace une à 2 fois par an. Par contre ils ont un excellent niveau technique. Pourquoi ? Ils écoutent et font confiance en leur Mestre, ils absorbent chaque information et surtout : ils s'entraînent ! Ils n'attendent pas que leur Mestre ai des initiatives pour qu'ils s'entraînent dans les meilleures conditions. Ils recherchent les infos, ils apprennent à parler le portugais de façon autodidacte pour emmagasiner un maximum de savoir en un minimum de temps.

Ils ont appris à donner de la valeur à leur Mestre, ils l'appellent régulièrement et pas seulement quand ils estiment en avoir besoin (soucis personnels et autre...). Ils parlent tout le temps de leur Mestre et le RDA est très uni et heureux de retrouver les camarades des différents pays.

De notre côté nous avons tout pré-mâché et nous nous plaignons de devoir porter la cuillère à la bouche, à mes yeux c'est une des raisons de nos récents événement dans le GCC, par ceux qui à mes yeux étaient les plus gâtés et protégés.

Les amis, l'aspect que nous mettons trop au placard : ENTRAÎNEMENTS PERSONNELS !!!!!!! Entraînements physiques, musicaux, culturels... Sinon tout le reste restera dans le médiocre, à nous de vouloir atteindre l'excellence...

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ANDRE (Peixe-Boi - RDA) :

De mon côté, je suis nouveau dans le groupe RDA, mais ce week-end j'ai senti une émotion que j'avais pas senti depuis longtemps, je retrouve une motivation à avancer sur mes entraînements.

Le soutien de mestre Balu envers moi et Bruna par exemple, c'est un truc que j'avais pas avant, je suis très content dans groupe.

J'ai trouvé le fait de commencer par la musique et insister sur l'ensemble musicale c'est une très bonne idée, la chanson de Bandeira Branca de Professor Baiano, je la trouve superbe parce que c'est ce que nous vivons dans le monde d'aujourd'hui.

L'organisation est un peu différente, difficile de tenir jusqu'au bout sans avoir manger..

J'aurais aimé pouvoir jouer plus ou alors des rodas que pour les élèves..

Le fait de voyager en groupe d'amis est une excellente expérience, ça nous permet de connaître nos camarades et pouvoir partager des moments comme ça..

Comme tous les événements ont des hauts et des bas, mais dans le général c'était magnifique.

ALEXANDRE (3ème corde Vitré) :

Il n'y a pas assez de mots pour décrire ce week-end. Mais je vais déjà commencer par remercier le GCC, Mestre Marcelo pour la confiance et l'opportunité d'accéder à ces événements, un gros merci pour le soutien et l'aide apporté par monitora Caroline, merci à cette équipe, ces amis qui ont partagé ce week-end avec moi, j'ai pu apprendre à mieux les connaître !!! Et enfin merci Mestre Balu pour l'accueil et cet événement !

Cet événement est très riche, que ce soit au niveau culturel, technique, humain...

La barrière de la langue est very difficile, mais ça nous pousse à vraiment à redoubler d'effort, à persévérer dans l'apprentissage de la langue, de la capoeira et de profiter de chaque instant, trouver quelque minutes/heures par jour pour évoluer et avancer pour lance une nouvelle dynamique après les événements récents. Cela nous permet de nous motiver et remotive les camarades proches et même dans d'autres villes.... Bref il y a tellement à dire, tellement de choses en tête que je finirais par deux mots : partages et émotions...

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ERWANN (4ème corde Laval):

À ce jour, c'est l'événement de Capoeira qui m'a le plus marqué humainement.

J'ai la chance de parler plusieurs langues, j'ai donc pu partager beaucoup avec des capoeiristes de toutes les nationalités. Le PARTAGE c'est sans nul doute le mot du week-end. La capoeira abat des frontières, la capoeira crée des ponts, elle unit, elle rassemble. Je suis admiratif de la cohésion et l'esprit de groupe que Mestre Balu a su bâtir au sein de Rabo de Arraia. Cela réveille en moi l'envie de me battre pour faire du GCC une équipe, une famille qui fasse bloc autour de Mestre Marcelo.

Ça fait longtemps que je sais que la Capoeira est plus qu'un sport. Les mots que Mestre Balu a prononcé le vendredi après-midi résonnent en moi comme une évidence. La Capoeira va au-delà de la technique. C'est un héritage lourd qu'on ne peut réduire à une simple gymnastique martiale. C'est l'histoire de la lutte de l'opprimé contre l'oppresseur, et combat est perpétuel. Comme Mestre Balu le laissait entendre, nous sommes tantôt l'un, tantôt l'autre, et que le premier des combats est celui qu'on mène contre soi-même. Attention effectivement à la victimisation derrière laquelle on se cache parfois.

Au delà donc des techniques enseignées, des rencontres merveilleuses et du magnifique cadre où se déroulait l'événement, c'est bien l'aspect philosophique qui m'a le plus perturbé (positivement). Car entre les échanges avec mon Mestre, aussi furtifs furent-ils, les chants de Formando Sinistro et du professor Baiano, et les discours de Mestre Balu, je suis définitivement convaincu que la Capoeira est l'instrument dont j'ai besoin pour grandir, devenir plus sage. Merci au Contramestre Touro pour ce stage inoubliable auquel je penserai dorénavant à chaque fois que je serai en proie à la honte ou à la peur.

Enfin, ce week-end me donne raison : nous pratiquons un sport d'équipe. Je suis profondément fier d'avoir arboré les couleurs du Grupo Cultura Capoeira, et infiniment heureux d'avoir partagé ce (trop court) moment avec vous. Nous étions une belle délégation.

Obrigado meu Mestre por esa oportunidade de convivir e dividir esos memoravéis momentos.

VINCENT (5ème corde Le Mans/Allonnes) :

Pour ma part, c’est difficile de m’exprimer sur un fait en particulier tellement je suis impressionné de la richesse de cette expérience! Je rejoins vraiment tous mes camarades dans leurs témoignages (échange culturel avec les autres groupes et nationalités, la polyphonie, l’énergie, la philosophie, et le partage avec vous tous) Para me too ;-).

Un point que j’ai trouvé fort, c’était la présence de professor Faisca d’Angola (membre de RDA) dont le papa n’est autre que le principal opposant politique du président de l’Angola. Cela prouve que malgré l’histoire (l’angolais a été vendu pour travailler au Brésil, y a souffert, a fait naître la Capoeira, a gagné sa liberté et revient au pays pour enseigner la capoeira) mais l’homme doit toujours se battre pour survivre, lutter contre toute forme d’intolérance et conserver sa liberté.

Et Encore une fois c’était un super moment avec vous tous et j’ai trop hâte de recommencer.

Ce voyage m’a fait prendre conscience de cette passion qui me pousse depuis presque 11ans , et ce n’est que le début ! GCC e Capoeira eu te amo ! Merci Mestre Marcelo de me permettre de vivre ça , je suis content d’avoir failli te vendre une cuisine en décembre 2017 ?

CLIQUEZ ICI POUR VOIR L'ALBUM PHOTO

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